Economie-emploi

Sophia : la filière Services et Technologies de l'Information et de la Communication est lancée

L'installation du Comité stratégique de la filière STIC au CICA de Sophia Antipolis, lundi dernier, par Christian Estrosi, ministre de l'industrie, tient du symbole. Elle met en exerce la technopole comme le temple des nouvelles technologies. En revanche, le bureau, les réunions, tout se passera à Paris, à Bercy.

Au premier plan, à droite, Guy Roussel, vice président du comité stratégique. De droite à gauche, Albert Marouani, président de l'Université, Jean-Pierre Mascarelli, vice-président du Conseil général, Louis Nègre, sénateur-maire de Cagnes-sur-mer, Marc Daunis, sénateur maire de Valbonne et Jean Leonetti, député-maire d'Antibes et président de la CASA.

L'installation du Comité stratégique de la filière Services et Technologies de l’Information et de la Communication (STIC) faite lundi à Sophia Antipolis par le ministre de l'industrie, Christian Estrosi, tient avant tout du symbole. Elle positionne la technopole comme l'un des temples français des nouvelles technologies de la communication et de tous les services que les TIC rendent possibles. Guy Roussel, ancien Pdg d'Ericsson France, président d’honneur d’Alliance TICS, et vice-président de ce comité, n'a pas cherché à parler la langue de bois. Hormis cette installation au CICA de Sophia Antipolis, en présence de toute la communauté high tech azuréenne et des élus, il ne se passera pas grand-chose sur place. Les réunions et les débats se feront à Paris, à Bercy au ministère de l'économie.

Un lien fort entre TIC et Industriecomitestic_estrosi_300.jpg

La mise en place de ce comité n'en a pas moins donné l'occasion de rappeler le lien fort qui peut exister entre les TIC et l'industrie. "Ces technologies sont au cœur de la nouvelle stratégie industrielle de la France et c’est au ministre chargé de l’Industrie qu’il revient de lancer le comité stratégique dédié à cette filière, rappelait Christian Estrosi. Et de regretter dans la foulée que la place des TIC dans l’économie française reste plus faible que dans les autres pays européens : 5% de notre PIB contre 6,5% en moyenne ailleurs. Un retard pour lui d’autant plus préoccupant que les gains de productivité liés aux investissements réalisés dans les TIC sont "trois fois supérieurs aux investissements réalisés en dehors des TIC". "Investir dans les TIC, c’est aussi susciter des créations d’emploi en nombre bien plus important que dans d’autres filières", soulignait le ministre.

L’ambition du gouvernement est donc de relancer l’ensemble des segments de cette filière STIC, qu’il s’agisse des infrastructures (notamment en très haut débit), et des usages ou services innovants. Christian Estrosi a rappelé les efforts réalisés en ce sens. Plus de la moitié des crédits engagés chaque année sur le Fonds de compétitivité des entreprises (FCE) doté de 380 millions d’euros géré par le ministère de l'industrie sont consacrés au soutien à des projets de R&D dans le domaine des TIC. Près de 10% du montant total du crédit d’impôt-recherche, soit 400 millions d’euros, bénéficie aux entreprises de ce secteur. Enfin, la filière est soutenue dans le cadre des investissements d’avenir qui comportent un volet spécifique consacré au développement de l’économie numérique doté de 4,5 milliards d’euros.

Le rôle du comité stratégique STIC

Quant au rôle du comité stratégique STIC, l'un des onze comités de filières ainsi créés, ce sera en premier lieu d'établir un diagnostic, de définir une stratégie commune, mais aussi de fixer des règles de bonnes conduites entre les donneurs d’ordre et les sous-traitants. Le comité prendra en compte aussi bien l’aspect services que le volet strictement industriel des technologies de l’information et de la communication. Cela étant donné que ce sont les services (par exemple de télécommunications ou informatiques) qui constituent le premier débouché des industries des TIC et que ce sont dans les services que se situe la majorité des emplois de la filière.

"Les mutations technologiques très rapides et la recomposition permanente des chaînes de valeur qu’elles impliquent soulignent la nécessité de faire évoluer les compétences et de soutenir l’attractivité de la filière", soulignait encore le ministre. Au comité aussi d'intégrer cette donne dans les politiques en matière sociale et de formation.

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