Aménagement, Economie-emploi

Campus STIC à Sophia : le chantier en phase avec une ouverture à la rentrée 2012

Des grues, des camions, des ouvriers qui s'affairent et des bâtiments qui sortent de terre : sur le terrain, les élus ont pu constater que le chantier avait bien progressé depuis la pose de la première pierre en février dernier. L'occasion aussi pour l'Etat, le Conseil général et la CASA de renouveler leur confiance dans une technopole qui a continué d'avancer en dépit de la crise.

Marc Daunis, sénateur-maire de Valbonne, le préfet Francis Lamy, Jean Leonetti, député et président de la CASA, Albert Marouani, président de l'UNS, Eric Ciotti, président du Conseil général, Claude Serra, sous-préfet de Grasse, lors de la visite sur le chantier du Campus STIC.

Cette fois le campus STIC (Sciences et technologies de l'information et de la communication) à Sophia Antipolis a bel et bien pris son essor. Depuis la relance du projet à la fin de 2009 et la pose de la première pierre en février dernier, le chantier a bien avancé. Une phase du "gros œuvre" il est vrai toujours spectaculaire. Des grues, des camions, des ouvriers qui s'affairent et des bâtiments qui sortent de terre : c'est ce qu'ont pu constater les élus en visitant le chantier hier après-midi après avoir procédé, sur la technopole également, à l'inauguration de la requalification de la RD 198 entre le carrefour des Dolines et le carrefour des Chênes-Lièges. Certes le projet a eu bien du mal à démarrer. Il était resté au stade du terrassement pendant deux ans. Mais il est désormais dans les clous du nouveau "planning" mis en place fin 2009 avec l'objectif d'une ouverture à la rentrée 2012.

Près de 20.000 m2 supplémentaires pour l'enseignement et la recherche

Une ouverture attendue à Sophia. Avec près de 20.000 m2, le campus est considéré comme le fer de lance d'un deuxième souffle de la technopole. Dans une économie qui est de plus en plus celle de la connaissance, il permettra de renforcer le pôle des Technologies de l’information et de la communication en regroupant sur un même site, des constructions nouvelles d’enseignement supérieur autour d’écoles d’ingénieurs et de centres de recherches déjà présents. Le tout pour une meilleure synergie entre université, entreprises et recherche, synergie déjà mise en œuvre dans les pôles de compétitivité.

Seront ainsi regroupés à proximité du rond-point Saint Philippe, l'EPU Polytech'Sophia (Etablissement public universitaire) né de la fusion entre les deux écoles d'ingénieurs l'Essi et l'ESINSA (6.500 m2), l'Institut Eurecom, une autre école d'ingénieurs actuellement dans les locaux du CICA qui sera renforcée par une délocalisation partielle de l’ENST-GET (7.500 m²) ainsi qu'un pôle d’accueil et de recherche commun UNSA/GET (2.700 m²) et une bibliothèque universitaire. Quelque 2.600 étudiants seront ainsi accueillis. Au final aussi, un gros investissement : 78 M€. Le Conseil général en assume la plus grande part (34 M€), le reste se répartissant entre la Région PACA, l'Etat (17 M€ chacun) et la CASA.

Une confiance renouvelée concrètement dans l'avenir de la technopole

Pour Eric Ciotti, président du Conseil général, comme pour Jean Leonetti, président de la CASA (Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis), Marc Daunis, sénateur maire de Valbonne, ou le préfet Francis Lamy, cette visite fut aussi l'occasion de renouveler leur appui et leur confiance dans le développement de la technopole. Une technopole qui, rappelait Jean Leonetti, a continué d'avancer en dépit de la crise, gagnant encore des emplois (+1,5%) en 2009. L'engagement du Conseil général ? Eric Ciotti rappelait qu'il s'agissait du plus gros chantier que gérait le département. "C'est du concret" soulignait-il. "Ce chantier est un symbole de la confiance que les pouvoirs publics mettent dans l'avenir de la technopole".

"Pour Sophia trois défis étaient à relever", ajoutait-il. "Le premier : celui de la gouvernance. Qui était le pilote dans la technopole. L'Etat ? Le Conseil général ? La CASA ? Nous avons voulu clarifier les choses en réaffirmant le choix du pilote : c'est la CASA. Jean Leonetti est le président du Symisa (Syndicat Mixte Sophia Antipolis). C'est la CASA qui est leader. A partir de cela, nous allons présenter dans quelques semaines la nouvelle gouvernance stratégique de Sophia".

"Second défi : les déplacements. Nous avons inauguré la requalification de la route entre les Dolines et le carrefour des Chênes-Lièges (un investissement de 3 M€) tandis que le conseil général finalise le Schéma directeur routier. S'y ajoute le TCSP de la CASA (Transport en commun en site propre), projet qui débute avec le lancement du pôle d'échange multimodal de la gare Sncf d'Antibes. Le troisième défi est celui du renforcement du potentiel universitaire avec le campus STIC." Concernant ce dernier projet, Jean Leonetti, soulignait que l'engagement du Conseil général était un signe de confiance dans la technopole d'autant plus marqué que le département aurait pu arguer de la crise et de la baisse de ses recettes sur les droits de mutation pour retarder, voire renoncer à cette réalisation.

Ce qu'il n'a pas fait. Sorti de terre, le campus STIC est désormais un projet quasiment irréversible. Sophia peut donc compter maintenant en plein sur les moyens d'un second souffle.

Sur le chantier du Campus STIC, les bâtiments sortent de terre.

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