Economie-emploi

Sophia : la "machine à emplois" Amadeus à pleine vitesse en 2010

Désormais, ils sont environ 4.000 à travailler soit comme salariés, soit comme sous-traitants à Sophia Antipolis pour le Centre de Recherche et de Développement d'Amadeus, le leader mondial des technologies pour l'industrie du Tourisme. Freiné en 2009 par la crise, le premier recruteur de la technopole est reparti à pleine vitesse et aura gagné environ 500 postes en une année au fur et à mesure des nouveaux contrats acquis.

Sophia Antipolis pourra dire merci à Amadeus. En termes d'emploi, le centre de recherche et développement du leader mondial des technologies pour l'industrie du tourisme aura gagné près de cinq cents postes. Il en arrive aujourd'hui à près de 4.000 postes de travail (sous-traitants compris) sur le site de Sophia Antipolis. Si Amadeus avait quelque peu ralenti le pas dans ses recrutements en 2009, la grande année de crise économique, en revanche il a de nouveau accéléré en 2010, au fil de nouveaux projets gagnés.

Environ 500 postes supplémentaires en 201

Ainsi la société comptait en début 2010 quelque 2.130 salariés. Fin 2010, ce chiffre était monté à un peu plus de 2.400. Compte tenu des départs, ce sont plus de trois cents embauches qui ont été réalisées en douze mois. Une situation qui a fait le bonheur des étudiants de grandes écoles de commerce (SKEMA notamment) ou d'ingénieurs qui ont pu être embauchés à l'issue d'un stage. Parallèlement, le nombre de sous-traitants à lui aussi augmenté, passant de 1.100 à un peu plus de 1.500. Une forte croissance qui a permis de générer une belle activité dans les SSII (Société de services et d'ingénierie informatique) de la technopole.

De son côté, Amadeus tient à tempèrer quand même ces chiffres, soulignant qu'il ne s'agit pas que de postes d'ingénieurs de recherche ou de marketing haut vol, le centre ayant beaucoup recruté également pour la partie "services" (accueil, entretien, restauration, sécurité, etc.). Il est précisé aussi que, notamment pour les sous-traitants, il s'agit dans certains cas d'évaluation par "postes" ou valeur, certains sous-traitants, sous contrat de service, ne travaillant pas dans les bureaux d'Amadeus, ni forcément sur le site de la technopole.

Il n'en reste pas moins qu'Amadeus, dont la paix sociale avait été secouée en mai dernier par la crise des "bonus" déclenchée lors de la remise en bourse du groupe, a renforcé sa place de premier recruteur de la technopole voire du département. Une croissance qui le pousse à rechercher sans cesse de nouveaux mètres carrés sur Sophia Antipolis. Voilà deux mois, il a installé ainsi une partie de ses équipes dans de nouveaux locaux sur Green Side (environ 200 personnes dans les locaux occupés auparavant par Wipro). Le dernier gain de place en date. Auparavant d'autres équipes s'étaient installées aux Templiers, le berceau de HP.

250 millions d'euros investis en R&D en 2009

Une autre position de leader a d'autre part été décerné à Amadeus par l'Europe : celle de premier investisseur européen en Recherche et Développement. Dans son palmarès "2010 EU Industrial R&D Investment Scoreboard" des 1 000 premières entreprises en termes d’investissements de R&D, la Commission européenne a classé Amadeus première entreprise d’Europe en termes d’investissement total de R&D dans la catégorie services informatiques et première en termes d’investissement total de R&D dans la catégorie voyage et tourisme.

En 2009, Amadeus a ainsi investi 250 millions d’euros dans la Recherche et le Développement. Si la société dispose de seize centres de R&D, répartis aux quatre coins du monde (Londres, Sydney, Anvers, Aix-la-Chapelle, Francfort, Munich, Boston, Miami, Toronto, Strasbourg, Tucson, Bangalore, Bogotá, Varsovie et Bangkok), c'est à Sophia Antipolis que se fait une bonne part de cette R&D. Une chance.

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